Ces aliments qui nous veulent du mal…

Le Cheeseburger - un faux ami

On les regroupe souvent sous des anglicismes (un hasard ?) et leur consommation concerne une population de plus en plus jeune (un autre hasard ?). A l’heure où la nutrition est un des enjeux du futur, la junk-food ou les energy drinks sont plus que jamais au cœur du débat sur les dangers de l’alimentation. S’agit-il d’un simple phénomène générationnel ou y a-t-il vraiment de quoi s’alarmer ?

De la consommation plaisir à l’addiction

Qui n’aime pas s’accorder un plaisir occasionnel avec un burger ou une pizza ? Avouons-le, pour la plupart, la malbouffe est aujourd’hui ancrée dans nos habitudes alimentaires. Il faut dire qu’elle répond en tous points à la problématique de nos repas : rapide, rassasiante et agréable à manger. Seulement, si chez les plus de 30 ans le fast-food reste occasionnel, il représente une part bien plus importante de l’alimentation des jeunes.

Et à ces mauvaises habitudes alimentaires, s’est greffé un dernier arrivant : la boisson énergisante. Autorisés en France depuis 2008, les energy drinks ne cessent de se populariser et d’accroître leurs parts dans le marché des boissons branchées.

A l’origine, les boissons énergisantes revendiquent un effet stimulant, excitant pour celui qui en consomme. Ainsi, ce type de boisson est devenu la solution facile pour lutter contre la fatigue et s’est vite trouvé un public de fêtards, d’étudiants en période d’examens ou encore d’athlètes croyant améliorer leurs performances.

Il a vite été démontré que si les energy drinks altéraient les performances sportives, c’était d’avantage en mal qu’en bien. Cependant, à l’image de la « boisson qui donne des ailes », les energy drinks ont continué d’inonder les bars, boîtes de nuits et soirées étudiantes.

Ce succès repose sur l’effet « coup de fouet » que le consommateur ressentirait en consommant une boisson énergisante.

Bien que le débat ne soit pas clos à ce sujet, il semblerait qu’elles permettent réellement d’augmenter l’attention, la mémoire et l’endurance. C’est en fait le combo sucres-caféine qui serait à l’origine de ce phénomène.

Et le problème est qu’à force de combattre la fatigue en se contentant de la masquer partiellement, on accumule sans s’en rendre compte un important manque de sommeil, qui pousse à consommer d’autant plus de boisson énergisante… Une sorte de cercle vicieux en définitive car le consommateur devient addict à la boisson.

Attention, il ne s’agit pas ici du même type de dépendance que celle que vous éprouvez pour votre livre de chevet. Quels sont alors les impacts pour la santé de ne nouveau mode de consommation ?

Exagération ou réel danger ?

Les conséquences de la junkfood sur notre santé sont nombreuses. Bien sûr le risque de surpoids voire d’obésité est présent mais la malbouffe est aussi à l’origine de maladies cardiaques, d’hypertension artérielle ou encore de diabète. Une étude a même démontré que le risque de dépression est 50% plus élevé pour une personne consommant régulièrement des aliments à base d’acides gras saturés.

C’est donc la dépendance qui conduit au réel danger car une consommation modérée aurait peu de répercussions sur votre santé. En conséquent, les diététiciens conseillent de s’accorder au maximum 1 repas dans un fast-food par mois.

Du côté des boissons énergisantes, un des grands dangers est la consommation associée à l’alcool qui entraîne une sous-estimation des effets de celui-ci et à terme un risque de dépendance.

Ce qui est certain, c’est que ces boissons ne sont pas nécessaires pour être en bonne santé. Leur teneur en calories et en caféine est même inquiétante. Au point qu’une consommation régulière peut entraîner une hypertension artérielle, des maux de tête ou une bradycardie (rythme cardiaque trop bas).

C’est pourquoi il existe de nombreuses contre-indications pour les energy drinks :

  • les enfants de moins de 16 ans,
  • les femmes enceintes,
  • les malades du foie et des reins
  • toutes les personnes ayant des problèmes cardiaques devraient éviter formellement ces boissons.

Pour protéger autant que possible leurs populations, beaucoup de pays tentent d’adapter leur législation afin de limiter la consommation des boissons énergisantes. Protéger n’est pas un mot trop fort, la preuve en est, une jeune américaine de 14 ans, est récemment décédée après avoir bu 2 cannettes de 700 ml d’une boisson énergisante. L’équivalent de 5 tasses de café ou de 14 cannettes de Coca…

Même s’il convient de ne pas faire de généralités, cet exemple funeste incitera, on l’espère, les consommateurs à plus de vigilance et de modération. Car l’alimentation peut très vite conduire du plaisir au danger. Le tout est de faire la part des choses entre l’utile et l’inutile et de comprendre qu’un plaisir est beaucoup plus appréciable s’il est inhabituel.