Le handisport sur le toit de l’Olympe ?

le handisport aux jeux olympiquesCet été, les audiences ont battu des records ! Les sportifs français et du monde vous ont très certainement fait rêver pendant près de deux mois aux Jeux Olympiques de Londres 2012. Deux mois en effet parce qu’il ne faut certainement pas oublier la superbe prestation des athlètes paralysés, aveugles, amputés. S’il semble que les 45 médailles de la délégation française n’aient pas suffit à mobiliser les foules efficacement pour faire la une des médias, il y a en revanche de plus en plus de sportifs qui participent aux jeux paralympiques. Avec 250 athlètes supplémentaires (4200 au total) le premier bilan semble déjà positif. Et vous, que connaissez-vous du handisport ?

Handisport : des sports plus divers et plus variés que chez les valides

Parmi les 20 compétitions sportives en lice lors des Jeux Paralympiques de Londres 2012, on retrouve des sports similaires aux sports pratiqués chez les valides. Il s’agit par exemple de l’aviron, du tir, du tir à l’arc, du tennis, du ping-pong etc.
En parallèle, il y a aussi des sports un peu plus surprenants tels que le boccia, sorte de pétanque pour handicapés moteurs. Le rugby en fauteuil roulant également. Les règles sont évidemment adaptées pour des secteurs du jeu un peu particuliers comme la mêlée ou la touche au rugby. Cela se joue dans une salle spécialement aménagée avec des poteaux de rugby.

« Du rugby sans plaquage, ce n’est pas du rugby ! »

Et pourtant, à y regarder de plus près, cela reste tout de même relativement dans l’esprit du jeu. De plus, les athlètes ont droit aux mêmes traitements que les valides en terme d’intensité de l’entraînement et de rituel pour la récupération. Ils passent eux aussi en toute logique sur la table de massage de leur kinésithérapeute pour un massage sportif entre les journées de compétition.

Jeux paralympiques : des difficultés surmontées par les athlètes

Avez-vous idée de la multitude de handicaps représentés lors des Jeux Paralympiques ? Certains sont parfois très improbables…

  • Les handicaps moteurs : on retrouve le plus souvent les sportifs dans des fauteuils roulant, ce qui demande une vivacité et une force de démarrage rare. La paraplégie, la poliomyélite ou toute autre infirmité motrice cérébrale n’empêchent donc pas de pratiquer le volleyball, le tennis, mais aussi le tennis de table ou le basket.
  • Les handicaps visuels : c’est le cas du Cecifoot. Un match de foot pratiqué par des personnes malvoyantes voire même non voyantes… Une prouesse rendue possible grâce à un ballon à grelot qui permet aux joueurs de ne jamais perdre le sens de la marche. Une aide extérieure est cependant nécessaire : un entraineur qui oriente ses joueurs et place son équipe grâce à ses conseils avisés.
  • Les handicaps mentaux : la nouveauté de cette olympiade est le retour des sportifs handicapés mentaux (quotient intellectuel en dessous de 75) dans 3 disciplines olympiques. Ils ont pu participer aux épreuves dans des catégories spécifiques pour la première fois depuis 12 ans pour le plus grand plaisir d’Yves Foucault, président de la Fédération Française de Sport Adapté (FFSA)
  • Les personnes amputées : les prothèses font des miracles. L’exemple le plus connu est évidemment celui d’Oscar Pistorius dont les performances lui ont permis d’intégrer la compétition des valides, ses prothèses n’ayant pas été qualifiées comme une aide à la performance.

Prothèse pour handicapé

L’avenir du handisport en France

Au lendemain de l’épisode Londonien, il est nécessaire de remarquer à quel point les Jeux Paralympiques sont absolument nécessaires pour la mise en avant du sport handicapé à tous les étages. Outre la communication faites dans les médias qui reste faible bien que grandissante et encourageante pour les personnes en situation de handicap, ce qui compte c’est le message d’espoir qui est alors diffusé à l’ensemble du monde.

L’avantage lorsque les personnes handicapées sont à l’honneur, c’est qu’elles le restent. Ainsi les grandes avancées en terme d’accessibilité qui ont été montrées par l’organisation des Jeux de Londres (architecture du stade olympique, des transports en commun, etc) serviront d’exemple pour le futur espérons le. De même, la recherche avance à l’occasion des Jeux Paralympiques. Les accessoires indispensables aux sportifs comme les fauteuils roulants ou les prothèses font l’objet de toujours plus d’améliorations pour les sportifs de hauts niveaux. Et heureusement, ces découvertes auront forcément des effets positifs sur l’ensemble de la communauté des sportifs handicapés. En témoignent notamment les stages UCPA permettant de mettre en avant le handisport.

Preuve en est que, bien qu’étant handicapé, rien n’est impossible. Le sport est une activité essentielle à la bonne santé d’un être humain, au même titre que l’amour dont on ne parle pas assez d’ailleurs.

« Fasciné par les sciences et disciplines médicales, j’exerce un œil critique sur l’actualité et forcément ce qui touche à la santé. Mon idéal : vivre une vie dynamique faite de voyages initiatiques et d’ouverture d’esprit. Cela requiert des efforts sur soi-même. Une hygiène de vie adéquate, un peu de sport et de bonne humeur sont nécessaires à la quête du saint bien-être.»  Stéphane Millet

Stephane Millet

Stephane Millet

« Fasciné par les sciences et disciplines médicales, j’exerce un œil critique sur l’actualité et forcément ce qui touche à la santé. Mon idéal : vivre une vie dynamique faite de voyages initiatiques et d'ouverture d'esprit. Cela requiert des efforts sur soi-même. Une hygiène de vie adéquate, un peu de sport et de bonne humeur sont nécessaires à la quête du saint bien-être.»Stéphane Millet