Fertilité : quand bébé se fait trop désirer

fertilite couple

Mesdames, vous tardez à sortir votre layette ? Et cela vous inquiète ? Pas de stress inutile ! Savez-vous qu’une femme en bonne santé a seulement une chance sur 4 de tomber enceinte chaque mois ? Sans compter qu’il existe bel et bien une “horloge biologique masculine” contrairement à ce que l’on a longtemps pensé. Le point sur la fertilité et tous les moyens de la booster.

La fertilité : quels mécanismes en jeu chez l’homme et la femme ?

On le sait : la fécondation naturelle est issue de la rencontre entre un ovule (cellule sexuelle de la femme) et un spermatozoïde (cellule sexuelle de l’homme). Côté femme, la production optimale d’ovules intervient entre 25 et 35 ans, avant de décliner chaque année et jusqu’à la ménopause. Pour l’homme, même si la production de spermatozoïdes ne s’arrête jamais totalement, des études récentes ont prouvé qu’il existait également une “horloge biologique masculine”. Ainsi, dès 24 ans, les chances de concevoir pour un homme diminuent de 2% chaque année !

Chez la femme, qu’elle soit primaire (pour celles qui n’ont jamais eu d’enfant) ou secondaire (pour celles qui sont déjà mères ou en cas de fausse couches antérieures), l’infertilité peut avoir quatre causes différentes :

  • Un trouble de l’ovulation
  • Une anomalie du développement de l’endomètre
  • Une mauvaise perméabilité des trompes
  • Une anomalie de la glaire cervicale

Chez l’homme, quatre types de causes de l’infertilité sont également identifiées :

  • Un défaut de la spermatogenèse (processus de production des spermatozoïdes)
  • Une obstruction ou une malformation des voies spermatiques, dont les origines peuvent être congénitales ou traumatiques
  • Une anomalie du transport des spermatozoïdes
  • Une altération de la qualité des spermatozoïdes

Seuls des examens spécifiques, chez l’homme et chez la femme, permettront d’en identifier la cause exacte.

Fertilité : comment la booster ?

femme enceinte

Avant d’envisager un problème de fertilité dans votre couple, demandez-vous si vous avez réuni toutes les conditions favorables pour maximiser vos chances de pouponner :

  • Avez-vous arrêté de fumer ? C’est le conseil numéro un à donner à tout couple voulant devenir parents. La fumée est en effet l’ennemi majeur de la fertilité. Si vous ne pouvez écraser seule votre dernière cigarette, n’hésitez pas à demander de l’aide auprès d’un tabacologue. La conception de votre bébé en dépend !
  • Mangez-vous équilibré ? Vous optimiserez vos chances de concevoir si vous êtes bien portant(e). Et parce qu’une bonne santé commence par une bonne alimentation, ne négligez pas ce que vous mettez dans votre assiette. Une alimentation variée et équilibrée, riche en vitamines et minéraux est plus que jamais votre alliée. Vous pouvez également intégrer à votre alimentation une supplémentation en acide folique (ou vitamine B9) et en zinc. Sachez par ailleurs, mesdames, qu’une mauvaise alimentation impacte vos cycles hormonaux !
  • Etes-vous en bonne santé ? Pour le savoir, rendez-vous, mesdames, chez votre gynécologue, que vous informerez de votre projet. Il vous prescrira tous les examens d’usage pour aborder cette étape sous les meilleurs auspices. Messieurs, direction votre médecin généraliste pour qu’il fasse de même avec vous !
  • Et sous la couette, ça donne quoi ? Parce que qui dit bébé dit vie sexuelle épanouie, décider de concevoir implique de faire l’amour assez souvent, et spécialement durant la période d’ovulation. En effet, même s’il est aujourd’hui scientifiquement prouvé qu’une femme peut tomber enceinte n’importe quand dans son cycle, la période d’ovulation y est spécialement favorable… Tests d’ovulation disponibles en pharmacie, outils de calcul ou courbes de températures en ligne… il existe de nos jours un nombre incomparable d’outils pour vous aider à connaître votre période d’ovulation.

Problèmes de fertilité : quand faut-il consulter ?

Vous avez suivi à la lettre nos recommandations et aucune nausée, aucune fatigue, aucun vomissement ? C’est le moment d’aller consulter.
Les test d’infertilité chez la femme sont nombreux et leur mise en œuvre, de la plus simple à la plus élaborée. Ainsi, après vous avoir questionné sur votre température, qui renseigne sur la qualité de votre ovulation, votre médecin vous demandera certainement de pratiquer un test de Huhner, consistant à prélever de la glaire cervicale en milieu de cycle, une dizaine d’heures après un rapport sexuel non protégé. Objectifs : vérifier la qualité de votre glaire, l’ouverture de votre col de l’utérus, mais aussi évaluer le nombre et la qualité des spermatozoïdes contenus dans votre glaire. Une échographie pelvienne, destinée à vérifier le bon fonctionnement de vos ovaires et de votre utérus, peut également vous être prescrite, comme des dosages hormonaux, une hystérosalpingographie, hystéroscopie, coelioscopie… en fonction de votre situation spécifique.

Chez l’homme, les tests d’infertilité adoptent la même démarche graduelle. A commencer par l’examen de base : le spermogramme, destiné à évaluer la qualité et le nombre de spermatozoïdes contenus dans un éjaculat réalisé en laboratoire. Si le spermogramme met en lumière une anomalie, d’autres investigations pourront s’avérer nécessaires, comme un caryotype, des dosages hormonaux, des recherches immunologiques ou une biopsie testiculaire.

Quoi qu’il en soit, sachez que plus l’homme est âgé, plus la femme aura du mal à tomber enceinte, même si cette dernière est en bonne santé et que son âge se situe dans la norme. Par ailleurs, l’âge des parents expose le bébé à davantage de risques de maladies et malformations, comme la trisomie 21 ou des anomalies génétiques, si l’âge de la mère est en cause. S’il s’agit de celui du père, des risqué d’autisme, de schizophrénie ou de certaines formes de nanisme ne sont pas à exclure.

Fertilité : les médecines douces à la rescousse

En complément de la mise en place d’une hygiène de vie adaptée et d’un éventuel traitement hormonal, les médecines douces s’avèrent souvent d’une grande utilité pour donner envie à bébé de poindre son nez !
L’acupuncture permet ainsi à certaines femmes de tomber plus facilement enceintes, ceci en posant des aiguilles à certains endroits du corps libérant les flux énergétiques qui suivent un trajet précis (les méridiens). L’acupuncture agit ainsi sur la qualité de la glaire cervicale et sur la muqueuse utérine. En cas de Fécondation In Vitro (FIV), l’acupuncture permet également de diminuer la réaction de l’utérus au moment de la réimplantation de l’œuf.
L’homéopathie s’avère très adaptée en cas d’infertilité fonctionnelle c’est-à-dire qui ne s’explique par aucune cause médicale. Un traitement de fond de 3 à 6 mois d’Ovarium 7 CH, de Folliculinum 7 CH et de Progesteronum 7 CH, respectivement aux jours 5, 7 et 21 favoriserait ainsi la fertilité des femmes ayant des cycles de 28 jours.
Enfin, côté plantes, notons les bienfaits du fenugrec, connue dès l’Antiquité pour ses vertus aphrodisiaques, chez l’homme comme chez la femme, grâce à sa riche teneur en phytoœstrogènes. La spiruline, microalgue vieille de plus de 3 milliards d’années, fait également merveille grâce à sa richesse exceptionnelle en protéines, vitamine et fer. Un puissant antioxidant qui vous redonne la forme et comble les éventuelles carences féminines en fer.

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