Les dangers des édulcorants artificiels

risques et dangers edulcorantsLes édulcorants artificiels sont des produits issus de la synthèse chimique qui donnent un gout sucre aux aliments sans avoir les inconvénients du sucre… mais avec leurs propres précautions d’emploi.

Le terme « édulcorant » fait référence à des ingrédients destinés à donner une saveur sucrée. Les édulcorants naturels sont extraits des plantes et les édulcorants artificiels sont issus de synthèse chimique. L’aspartame est l’édulcorant probablement le plus connu. Il est classe parmi les édulcorants hypocaloriques : c’est-à-dire apportant moins de calories que le saccharose (le sucre). Les édulcorants se différencient aussi en fonction de leur pouvoir sucrant par rapport au sucre et de leur activité cariogène. Ces produits sont ajoutés à des aliments comme les boissons gazeuses, les desserts, les céréales pour le petit déjeuner, la gomme à mâcher, les bonbons et autres friandises ; ou soit vendus sous différentes formes facilement utilisables (tablette, poudre,…) pour sucrer nos aliments tels le café, les yaourts ou autres desserts maisons.

Dans les régimes hypocaloriques…mais pas toujours !

Peu ou pas cariogènes, certains édulcorants contribuent à une meilleure hygiène bucco-dentaire. Peu ou pas caloriques, ils sont utiles pour les personnes diabétiques, ou dans le cadre d’un régime hypocalorique. Mais les édulcorants ont toutefois leurs propres inconvénients. L’aspartame est par exemple déconseillé chez les patientes atteintes de phénylcétonurie qui doivent contrôler leur consommation de phénylalanine. Et même, ce qui peut paraitre paradoxal, les édulcorants sont parfois déconseillés dans le cadre d’un régime hypocalorique par les diététiciens ou des nutritionnistes. En entretenant le gout pour le sucre, les consommateurs réguliers de produits sucrés avec des édulcorants auront tendance à choisir des produits plus sucrés, ce qui pourrait favoriser notamment l’obésité en augmentant l’apport calorique. Par ailleurs, les édulcorants artificiels sont régulièrement l’objet de diverses accusations jusqu’à présent sans fondements.

Alors peut-on consommer les édulcorants ?

Comme c’est le cas pour tous les autres aliments, tout passe par la modération. Par exemple, la consommation d’une trop grande quantité d’aliments qui contiennent des édulcorants, tels que les polyalcools, peuvent causer des malaises gastriques et avoir un effet laxatif. Les édulcorants font l’objet d’une dose journalière admissible.

A consommer avec modération, voici les doses journalières acceptables édulcorants (DJA) :

Aspartame (E 951) : 40mg/kg

Saccharine (E 954) : 5 mg/kg

Sucralose (E 955) : 15 mg/kg

Attention : Les édulcorants sont interdits dans les aliments pour nourrissons de moins de 3 mois, et ils sont fortement déconseillés aux enfants de moins de 3 ans.

Écrit par
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3 commentaires

  • Merci pour cet article très interressant.
    Ne pouvant pas abandonner le sucre (grande addiction) et ne supportant pas le goût des édulcorant, je suis passée pour ma part aux alternatives végétales disponibles.
    En particulier le sirop d’agave, qui remplace chez moi à la fois le miel (goût plus neutre) et le sucre (pouvoir sucrant moindre).

    Je trouve que c’est une solution satisfaisante dans mon cas.

    Côté industrie, l’équivalent disponible est l’inuline d’agave ou de chicorée, une poudre sucrante composée essentiellement de fructose, qui peut remplacer avantageusement les édulcorants de synthèse, avec en prime moins d’accoutumance, une très faible incidence sur la glycémie et un rôle de prébiotique sur la flore intestinale.
    Cependant, le moindre coût des édulcorants classiques fait que la piste de l’inuline n’est pas explorée de façon étendue. Je trouve cela bien dommage.

    Alice Roux.

  • Merci pour ces précisions Ghelfi, le sirop d’agave n’est pas un édulcorant, si on parle de l’acception : « Produits qui donnent une saveur sucrée sans apporter de calories, ou qui donnent une saveur sucrée en apportant moins de calories que le sucre », comme peut l’être l’aspartame par exemple.

    Son intérêt est avant tout « gustatif », il représente donc une alternative (et non un substitut) au sucre de table ou au miel (si on n’aime pas le goût particulier du miel).
    Son autre intérêt dans mon cas (ce qui n’est pas le cas de tout le monde) est son index glycémique faible, qui permet de réduire la quantité totale de sucre ingérée (pour 4 carreaux de sucre dans mon thé, je ne mets qu’une demi-cuillère de sirop d’agave).

    Mais en effet, si on recherche un effet « moins de calories » dans le cadre d’un régime, ou un contrôle du diabète, remplacer le sucre par du sirop d’agave n’a pas grand sens.

    Par contre, pour le mauvais fructose, je ne peux approuver le site que vous mentionnez, tous les sucres de type fructose étant assimilés de la même façon quelle que soit la source, comme tous les intolérants aux sucres de type lactose digèreront mal un produit laitier non transformé, que ce soit un yaourt ou un verre de lait ne change rien.
    On ne peut parler de « bon » ou de « mauvais » fructose, comme on parle de bon ou de mauvais cholestérol.

    Le sirop d’agave est un produit qu’on découvre aujourd’hui en France, il fait pourtant partie de l’alimentation classique dans certains pays d’Europe de l’est. Pour ma part, ma découverte de ce produit remonte à une bonne vingtaine d’années, je me souviens en avoir toujours vu dans mon enfance, aux côtés du sirop d’érable ou du miel 🙂

    En évoluant plus tard dans le domaine de l’hygiène bucco-dentaire, j’ai pu découvrir des études mettant en évidence une faible accoutumance à sa consommation versus le sucre de table, et également un pouvoir cariogène moindre (les bactéries de type S. Mutans le digérant plus difficilement).

    Rester vigilants et apprendre à démêler le vrai du faux dans les promesses marketing est un excellent réflexe, mais il est important de ne pas diaboliser en bloc.

    Alice Roux

  • Je ne reviendrai pas sur le fructose du sirop d’agave dont beaucoup de sources montrent sa dangerosité. Oui, il n’y a qu’un seul fructose mais c’est son assimilation qui est mise en cause ici. Il y a une différence entre l’entrée dans l’organisme d’un fructose pur et d’un fructose accompagné d’un ensemble de substances (comme dans les fruits). C’est une question d’assimilation…

    Alice, le sirop d’agave, bien sûr, n’est pas nouveau ! …Mais ce sont les campagnes marketing assez récentes en France qui ont permis de le faire connaitre du grand public… et de faire de lui ce qu’il n’est pas : un excellent substitutif au « sucre » !

    Par contre, le sirop d’agave, désolé chère Alice, est un édulcorant. La définition du petit Larousse est claire : « Substance d’origine naturelle ou de synthèse donnant une saveur sucrée. » Mais c’est un détail… 🙂

    fghelfi

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