Métro, boulot… pas dodo. Les troubles du sommeil en question

Réveil-matin

Nourrissons, ados, adultes, seniors… 25% à 40% des français, quel que soit leur âge, sont concernés par les troubles du sommeil. Fatigue, manque de concentration, mais aussi diabète, obésité… les conséquences de sa privation sont nombreuses et certaines dangereuses pour notre santé.

Voici donc tout ce que vous devez savoir sur la question, et sur les stratégies pour vous réconcilier avec Morphée.

Vous avez dit « troubles du sommeil » ?

Si le dénominateur commun des personnes souffrant de troubles du sommeil est bien de présenter des difficultés d’endormissement ou des réveils nocturnes, il faut cependant distinguer deux types de troubles : les dyssomnies et les parasomnies.

Les dyssommies

Les dyssomnies peuvent être d’origine psychologique ou extrinsèque (changement d’habitudes, bruit, lumière, etc). Elles concernent davantage les adultes et les sujets âgés. Selon le trouble, la personne rencontrera des difficultés à l’endormissement, des réveils nocturnes ou précoces. La caféine ou l’abus de drogues peuvent être responsables de dyssomnies, augmentant le temps d’endormissement et minorant la durée et la qualité du sommeil. La narcolepsie peut également être considérée comme une dyssomnie, se caractérisant par une somnolence au cours de la journée, ainsi que par des épisodes de sommeil involontaire.

Savez-vous que ? Une insomnie est temporaire si elle n’excède pas 3 semaines. Au-delà, on parle d’insomnie chronique.

Les parasomnies

Il s’agit, dans la majeure partie des cas, de réveils nocturnes mais qui impactent moins la qualité du sommeil ou la vigilance dans la journée. L’enfant est ici spécialement concerné, même si l’adulte présentant des pathologies comme le somnambulisme ou le bruxisme (grincement de dents), peut l’être aussi. Outre le somnambulisme ou le bruxisme, les parasomnies peuvent être créées par des énurésies, des infections urinaires, des affections mentales (dépressions, psychose maniaco-dépressive), neurologiques (maladie de Parkinson, syndrome de Gilles de la Tourette, Chorée de Huntington) ou d’autres maladies (asthme, reflus gastro-oesophagien).

Troubles du sommeil : tous les âges sont concernés

Troubles du sommeil. Enfant qui a sommeil.

S’il y a bien une certitude en matière d’insomnie, c’est qu’elle concerne véritablement toutes les générations !

Troubles du sommeil chez l’enfant

Chez l’enfant, les problèmes de sommeil sont en général mineurs et transitoires. Ainsi, un nourrisson peut mal dormir s’il a des coliques, un enfant, s’il présente une allergie au lait de vache, souffre d’otite, s’il fait des cauchemars suite à une perturbation ou un changement de vie ponctuel (déménagement, inquiétude pour un proche, etc). Par ailleurs, s’il n’est pas rare qu’un enfant présente des épisodes de somnambulisme de 3 à 10 ans, ce type de phénomène semble cesser spontanément après 10 ans.

Troubles du sommeil chez l’adolescent

L’adolescent peut voir son sommeil perturbé s’il ne respecte pas des horaires de coucher réguliers, s’il prolonge les sorties ou les soirées télévision, ou en période de révisions, s’il est inquiet pour la préparation d’un examen, par exemple. C’est la raison pour laquelle il a tendance à surconsommer, dans le meilleur des cas, du café ou des excitants en tous genres… et à compenser par des grasses matinées le week-end. Cette stratégie est totalement contre-productive, puisque contribuant à entretenir ce décalage des rythmes circadiens.

Troubles du sommeil chez l’adulte

Chez l’adulte, la situation est toute autre. La moitié des insomnies dont il est victime provient de l’anxiété et de la dépression. Un mal auquel sont davantage confrontées les femmes que les hommes. Pour autant, il convient de ne pas négliger d’autres origines, comme les douleurs rhumatismales, l’hyperthyroïdie ou l’asthme. Les personnes travaillant de nuit ou en horaires décalés sont aussi naturellement plus concernées par les troubles du sommeil. En effet, outre le fait que le cerveau humain est naturellement programmé pour dormir la nuit et travailler le jour, même les siestes (pourtant salvatrices), sont rendues difficiles par la lumière du jour, ou encore les bruits de la rue.

Troubles du sommeil chez la personne âgée

Enfin, chez la personne âgée, le vieillissement cérébral majore les problèmes d’endormissement à partir de 60 ans. Ainsi, 20 à 30% d’entre elles se plaignent de problèmes de sommeil, qui devient plus léger et qui tarde à reparaître au cours de la nuit.

Troubles du sommeil : quels risques ?

En juin 2001, une étude présentée lors du congrès de diabétologie de Philadelphie a mis en évidence une augmentation, pour les insomniaques, du risque de devenir diabétiques insulino-dépendants ou obèses. En effet, le manque de sommeil doit alors être compensé par une surproduction de 40% d’insuline, comparativement à celle produite par les plus gros dormeurs. Ce mécanisme entraîne également une plus grande résistance de l’organisme à l’action de l’insuline.

Mais les méfaits des troubles du sommeil vont plus loin…

Savez-vous que ? Si vous astreignez de jeunes garçons à ne dormir que 4 heures par nuit durant 6 nuits consécutives, ces derniers auront le cerveau d’un individu de… 60 ans ! Sous l’effet du stress généré par cette situation, le niveau de cortisol augmente, provoquant hypertension, résistance à l’insuline, pertes de mémoire… un coup de vieux heureusement réversible !

Troubles du sommeil : bientôt de l’histoire ancienne ?

La glande pinéale, située dans le cerveau, commence à sécréter de la mélatonine dès que le jour diminue. Tous les organismes (plantes, animaux, algues, etc) secrètent cette hormone naturelle qui prépare votre corps au repos et au sommeil. Mais, le rythme de vie actuel, l’exposition aux ondes, au stress, et la prise de nombreux médicaments en altère la production. Prendre 1 mg de mélatonine le soir avant le coucher aide à retrouver un sommeil réparateur et de qualité. Spray, comprimés… les formules sont nombreuses. Demandez conseil à votre pharmacien.

Des techniques alternatives, comme la sophrologie ou la luminothérapie, sont également proposées, la lumière étant le meilleur moyen de produire de la mélatonine et donc, de mettre notre horloge interne « à l’heure ».

Enfin, côté plantes, les flavonoïdes contenus dans l’aubépine diffusent une action antispasmodique, calmante. Son action en cas de stress est avérée, favorisant l’endormissement. Mais le tilleul, la valériane ou le lotier corniculé réduisent également le niveau de stress de l’organisme et donc, optimisent l’endormissement.

Savez-vous que ? La passiflore, a déjà été reconnue en Allemagne comme un sédatif agree, que nombre de praticiens Outre-Rhin prescrivent en cas d’anxiété et d’insomnie légère ?

En somme, contre les troubles du sommeil, aucune fatalité ! Un véritable « jardin des plantes » existe, au service de votre mieux-être !

Pour aller plus loin : Avec la mélatonine, retrouvez des nuits aussi belles que vos jours

Écrit par
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1 commentaire

  • Sous Circadin n’obtient que 2 heures de sommeil,et pas de sieste de récupération,avec vie très active.Que faire d’autre?( ni tabac ,ni alcool) et bcp de sports.

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