Qui a peur de l’automédication : pharmaciens, médecins ?

Savez-vous que nous sommes 8 sur 10 à nous automédiquer en France ? Et oui, l’aspirine est un médicament, et il peut même être potentiellement nocif à forte dose. Alors, c’est dangereux de choisir ses médicaments tout seul ?

Un phénomène d’automédication très encadré

Pas de psychose, l’automédication est strictement encadrée en France, puisque les médicaments sont notamment répartis entre « avec prescription obligatoire » et « sans prescription obligatoire » et que seuls ces derniers sont accessibles librement. Vous ne risquez donc pas de vous tromper à l’insu de votre plein grès en prenant un antidépresseur costaud pour soigner un petit mal de ventre… (plus d’infos sur www.cgv-expert.fr )

Les troubles traités sont donc bénins : maux de tête, de ventre, toux, problème de sommeil… L’automédication serait-elle donc inoffensive ? Pas si sûr, puisque d’une part, trouver le bon médicament pour le bon symptôme est essentiel, et d’autre part, tout est une question de dosage.

Aussi, même si les médicaments ouverts à l’automédication sont bien encadrés, il faut faire attention au diagnostic.

Des sources d’information et de conseil très disparates

Pour se soigner soi-même, il faut tout d’abord s’informer et chercher le bon remède. La première source d’information est encore, pour l’instant, le médecin généraliste. Vient juste après Internet et ses nombreux sites dédiés à la santé. Les forums de Doctissimo ou de Atoute sont ainsi remplis de témoignages et de conseils, mais aussi d’erreurs de diagnostics ou de pathologies horribles et rarissimes. Comme partout sur Internet, on y trouve de tout : du bon et du qui fait peur.

Mais, n’en déplaise à certains docteurs en médecine sourcilleux, le phénomène est irréversible. Le grand public continuera à s’informer, et ses sources seront toujours plus ou moins fiables. A moins bien sûr que les pouvoirs publics s’en emparent réellement : c’est d’ailleurs déjà le rôle de la HAS (la Haute Autorité de Santé), mais elle a délégué cette tâche à la fondation HON (Health On the Net) avec de très maigres résultats depuis 5 ans… La HAS pourrait donc revoir son partenariat avec HON et relancer une réglementation plus ambitieuse de l’information médicale sur Internet : adoubant du même coup quelques « services experts » dispensant des conseils validés par des professionnels de la santé.

La clé d’une automédication efficace et sûre : l’accessibilité et la formation des médecins et des pharmaciens

Ne rêvons pas, il y aura toujours de mauvaises informations largement diffusées, ou de bonnes informations très mal comprises… La solution n’est donc pas (uniquement) de viser les sources d’information, mais de les coupler plus simplement à l’avis d’un professionnel accrédité : que ce soit un médecin ou un pharmacien.

Et pour que ce système soit réellement efficace, l’idéal serait d’avoir un accès online simple avec ces spécialistes qui pourraient ainsi valider rapidement les auto-diagnostics et réorienter si besoin les patients vers une consultation traditionnelle.

De nouveaux services restent donc à inventer. Mais aussi, de nouvelles formations pour que médecins et pharmaciens puissent jouer pleinement leur e-rôle.

Article écrit par Mathieu Morio du Comparateur de mutuelle

Écrit par
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1 commentaire

  • J’ai du mal à comprendre cette psychose d’angoisse sur les risques de vente libre de médicaments sur internet, alors qu’à côté de ça il est de plus en plus facile de se procurer une arme à feu ? D’après vous, avec quoi on a le plus de risque de mourir… du paracétamol ou un Baretta Compact ni-vu ni-connu glissé sous le sweat ?

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