Tout n’est pas bon dans le tampon !

Il y a quelques semaines, vous avez été nombreuses à visionner le reportage «tampon, notre ennemi intime» sur France 5. Pour certaines, ce visionnage a eu l’effet d’un électrochoc. Et pour cause, ce reportage met en lumière certains secrets bien gardés sur le tampon, comme sa composition relativement toxique, ou son implication dans certaines pathologies…

Pourquoi arrêter les tampons ?

Chez 1001pharmacies, ce reportage ne nous a clairement pas laissé de marbre et nous avons voulu gratter un peu plus le sujet et vous partager nos conclusions au travers d’une infographie, et donc aussi d’un article 🙂

Infographie tampon coupe menstruelle

Mais que contient un tampon ?

Quand on sait que, selon une source Wikipédia (et Terra Femina), presque 80% des femmes réglées choisissent comme protections périodiques le tampon, il était en effet temps que quelqu’un regarde de plus près la composition et les effets secondaires que son utilisation peut engendrer.

Sur les boites des tampons les plus connues, la composition n’est pas indiquée. Aujourd’hui encore, rien n’oblige les marques à détailler cela. Certaines d’entre-elles indiquent les matières premières (coton, viscose…), mais rarement tous les additifs comme les parfums ou les différents produits de traitement du coton (dioxyne, phtalate).

Le reportage de France 5 nous montre que des produits chimiques, il y en a… et pas qu’un peu ! Du glyphosate (utilisé dans le Roundup) par exemple, mais aussi des perturbateurs endocriniens en pagaille…
Si l’utilisation d’un tampon une fois de temps en temps n’est pas très grave, le soucis est que les règles durent plusieurs jours, et que beaucoup de femmes n’utilisent QUE le tampon comme protections périodiques. Elles se retrouvent donc exposées à ces différentes substances pendant des heures, des jours… des années.
Le reportage de France 5 met quand même en parallèle l’utilisation des tampons avec des fausses couches ou même l’endométriose.

Le Syndrome de Choc Toxique

De plus, il a été clairement mis en avant que les femmes ne sont pas mises au courant des risques qu’elles encourent lorsqu’elles utilisent un tampon. Même si tout est écrit dans la notice, personne ne la lit vraiment.
Il est donc recommandé de ne PAS laisser un tampon plus de 8h… mais le mieux est de le changer toutes les 4h.
Ne pas respecter cela peut être terrible : le Syndrome de Choc Toxique. Le SCT n’arrive pas qu’aux femmes, mais le lien avec l’utilisation de tampons a été fait après de nombreux cas, notamment dans les années 80.
Aujourd’hui, les tampons sont rarement 100% coton (et quand bien même, le coton est rarement exempt de substances toxiques, même dans les marques BIO), les grandes marques ajoutent des fibres synthétiques pour accroître le pouvoir absorbant du tampon ou le rendre plus agréable au toucher. Tout cela est un terrain très propice au développement de staphylocoque… qui déclenche le SCT.
Une jeune mannequin a été amputée d’une jambe à cause de cela, alors qu’elle indique bien avoir changé son tampon plusieurs fois dans la journée. Plusieurs femmes sont même décédées dans les années 80 comme le montre le reportage de France 5.

Le tampon : une industrie qui empoisonne la planète et qui nous coûte cher

Au total, une femme utilise entre 10 000 et 15 000 tampons dans sa vie. Ce chiffre est énorme ! Autant de tampons déversés dans la nature, qui mettront jusqu’à 500 ans pour se dégrader complètement. C’est un véritable carnage écologique, couplé à la culture du coton absolument irrespectueuse de l’environnement.
Mais cela indique aussi que les tampons, c’est un budget : 2500€ en moyenne dans une vie ! De plus certaines femmes mettent un tampon et une serviette, ce qui fait vite grimper la note !

Conclusion : tampon ou pas tampon ?

Les avantages du tampon

  • pratique à utiliser
  • on ne le sent pas quand il est bien mis
  • permet de faire du sport sans problème
  • plutôt très discret

Les inconvénients du tampon

  • la composition trop aléatoire qui peut engendrer des complications
  • il ne respecte pas du tout la flore vaginale, surtout si vous le prenez trop absorbant
  • il s’agit de la protection périodique la plus impliquée dans le Syndrome de Choc Toxique
  • vraiment pas écologique
  • un budget plutôt élevé
  • peut perdre des « filaments » de coton
  • les fuites : si votre flux est trop important, il arrive souvent qu’il y ait des fuites

On a donc pesé le pour et le contre et le constat est clair : il faut changer de protections périodiques !

Les alternatives au tampon hygiénique

Voici nos conclusions après quelques recherches pour vous trouver la meilleure alternative. La serviette hygiénique, en plus de n’être ni pratique ni discrète, a été décriée à cause de sa composition toxique. On a aussi trouvé l’éponge naturelle (non ce n’est pas une blague !) mais elle n’est vraiment pas pratique. La méthode du flux instinctif, quant à elle, nous parait aussi compliquée à mettre en place. Bref il ne reste qu’une protection : la coupe menstruelle (aussi appelée cup) !

Les avantages de la coupe menstruelle

  • économique : vous l’achetez une fois, entre 10 et 35€, et vous pouvez l’utiliser pendant une dizaine d’années sans soucis.
  • écologique : on oublie les 15 000 tampons par femme qui mettent 500 ans à se dégrader. On n’est plus qu’à maximum 4 coupes dans toute une vie !
  • pratique : pas besoin d’aller aux toilettes toutes les 4h pour la changer. Vous pouvez la garder jusqu’à 12h. Donc vous pouvez dormir avec sans problème et la garder du début à la fin de votre journée de travail.
  • ZÉRO fuite : pas besoin de mettre une serviette ou autre, même quand vous avez un flux digne des chutes du Niagara. Elle vous protège efficacement (si elle est bien mise !).
  • pas d’ingrédients toxiques : en silicone médical, elle ne contient pas de substances toxiques et est hypoallergénique.
  • respecte la flore vaginale : contrairement au tampon, elle n’assèche pas les parois du vagin. Elle ne perd pas non plus de filaments de coton.

Les inconvénients de la coupe menstruelle

  • pas facile à prendre en main et à insérer : il faut être à l’aise avec son corps pour réussir à la mettre, surtout la première fois.
  • moins pratique pour se changer : certes on la change moins qu’un tampon mais lorsqu’il faut le faire, il faut un lavabo à proximité pour la rincer.
  • il faut la laver et la stériliser 1 fois à chaque cycle : avant chaque utilisation, il faut bien la nettoyer soit à l’eau claire soit avec un savon adapté. Et avant la première utilisation en début de cycle, il faut également la stériliser (en la laissant dans de l’eau bouillante pendant 10 minutes par exemple).

Et c’est tout !

Nous vous recommandons d’essayer la coupe menstruelle. En général il existe 2 tailles : la taille petite pour les femmes n’ayant jamais eu d’enfants par voie basse, la plus grande taille pour celles qui ont eu un enfant par voie basse.

Retrouvez sur notre site toutes nos coupes menstruelles… et puis si on ne vous a pas convaincu, on a quand même aussi des tampons et serviettes hygiéniques !

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Anne-sophie

Anne-sophie

Anne-Sophie est Directrice Artistique et Community Manager de 1001pharma, elle s'occupe donc d'animer la communauté et de la partie graphique. Véritable beauty addict, elle passe ses journées à lire les blogs beauté une tasse de thé à la main !